Une erreur peut coûter très cher, surtout en matière administrative et juridique. Imaginez que l’on vous refuse un visa de travail en France simplement parce que votre extrait de casier judiciaire a été mal traduit ? C’est beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense. Vous voulez savoir comment l’éviter ? Une bonne traduction assermentée vous permettra de mener à bien toutes les démarches légales nécessaires en France.

 Qu’est-ce qu’une traduction assermentée ?

Commençons par le début. Avez-vous déjà entendu parler de traductions assermentées ? Si cela vous semble obscur, ne vous inquiétez pas. Une traduction assermentée ou officielle est, comme son nom l’indique, une traduction fidèle au document original et officielle, car elle est réalisée à partir d’un document officiel, tel qu’une carte d’identité nationale, un extrait de casier judiciaire, un acte de mariage, etc.

Pour qu’une traduction soit assermentée, le traducteur qui l’effectue doit d’abord la signer et l’apposer de son sceau, ce qui indique à l’autorité compétente qu’il s’agit d’une traduction exacte du document original dans une autre langue.

Qui peut effectuer une traduction assermentée en France ?

En France, comme en Espagne, le système des traducteurs assermentés est réglementé. En effet, seuls les traducteurs agréés et nommés par une cour d’appel peuvent effectuer des traductions assermentées. De plus, ils doivent être inscrits sur une liste officielle.

Seuls ces professionnels sont véritablement habilités à effectuer des traductions assermentées. La signature et le sceau du traducteur confèrent à la traduction une valeur officielle auprès des tribunaux et des administrations publiques. Toutefois, il est parfois nécessaire de faire légaliser la signature du traducteur par un notaire ou une mairie, par exemple.

Perdu dans les traductions officielles en France

N’oubliez pas que, si vous avez besoin d’une traduction officielle en France, c’est que le document doit être présenté à une autorité publique, un tribunal ou un établissement d’enseignement. Par conséquent, les textes juridiques, notariés ou administratifs – tels que les contrats, les certificats, les diplômes universitaires ou les jugements – ont valeur légale. Si votre traduction n’est pas effectuée par un traducteur assermenté par l’État français, des erreurs peuvent avoir de graves conséquences juridiques et administratives.

  1. Altération du sens juridique

Les textes juridiques français utilisent une terminologie précise et technique. Un seul terme mal traduit peut modifier complètement le sens du document.

Par exemple, traduire « acte de naissance » par « certificado de nacimiento » au lieu de « partida de nacimiento » peut sembler un détail mineur, mais, dans une procédure de nationalité ou d’adoption, cette différence peut invalider le dossier. Il en va de même pour des expressions comme « acte notarié » ou « jugement définitif , dont une traduction incorrecte peut en altérer la portée juridique.

  • Absence de reconnaissance officielle

En France, seuls les traducteurs assermentés inscrits auprès de la Cour d’appel sont autorisés à délivrer des traductions assermentées.

Si la traduction ne porte pas le sceau, la signature et la déclaration du traducteur assermenté, le document ne sera pas reconnu par les administrations, les universités, ni les tribunaux français. Présenter une traduction non officielle peut entraîner des retards, des exigences supplémentaires, voire l’annulation de la démarche.

  • Absence de responsabilité professionnelle

Les traducteurs assermentés français ne se contentent pas de traduire, mais certifient également l’exactitude et la fidélité du texte par une déclaration officielle : « Certifiée conforme à l’original, traduction assermentée ».

Cette formule confère au traducteur une responsabilité juridique vis-à-vis des autorités. Si la traduction est confiée à une personne non habilitée, le document est dépourvu de cette protection juridique et le demandeur assume tous les risques liés à d’éventuelles erreurs ou inexactitudes.

  • Risques et problèmes liés à l’absence de traduction assermentée

Traduire soi-même des documents, tels que des actes de naissance, des casiers judiciaires, des diplômes, des titres universitaires ou des contrats de travail peut sembler un moyen d’économiser du temps ou de l’argent, mais le résultat peut être contre-productif.

Les préfectures, universités ou tribunaux français peuvent rejeter le dossier en raison de l’invalidité de la traduction. De plus, dans le secteur commercial, un contrat mal traduit peut entraîner des litiges, des sanctions financières ou la perte de droits du fait de divergences entre la version originale et la traduction.

Il est donc évident qu’il vaut mieux éviter de prendre des risques. L’obtention de ce certificat, la réalisation de la démarche officielle qui vous permettra de travailler en France ou la défense de vos intérêts devant une administration sont en jeu. Ne prenez aucun risque et évitez toute erreur juridique, où que vous soyez en France.. Faites appel à une traduction professionnelle.

Rocío González

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